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Le vide que je laisse me hante
Ma princesse qui seule peut me sauver
Ma princesse que je voudrais serrer
12/05/09
Gardant son parfum contre ma joue
Sur ces kilomètres qui veulent nous séparer
Et l'envie de son parfum me rend fou
12/05/09
Le lit est vide et plein de cauchemars
Ton absence me piège aux songes éthérés
Ne sachant quoi faire pour me réveiller
Les abîmes se rêvent une
autre histoire
Je me noie dans ce besoin de toi
Dans ces brumes qui m'envahissent
Où tout mon univers lentement se glisse
Attendant que la torpeur se
meurt dans tes bras
Je caresse le souvenir de tes cheveux
Serrant contre moi un peu de néant
Dans le silence et le froid
si lent
La nuit s'avance et se gorge de bleu
Fuyant pas à pas de l'oreiller
Où tu viendras bientôt te
réveiller
26/02/09
Petite fée qui vogue de ci de là
De fleurs en feuilles
Insaisissable brise qui s'en va
Et dans un écrin se recueille
Princesse qui s'enrhume de ci de là
Au moindre courant d'air
Recroquevillée au creux de mes bras
Et le nez rougi reste fière
Mon ange qui s'envole de ci de là
Ton regard plein de gourmandise
M’invite à tes lèvres exquises
Tournoyante et insaisissable
Son altesse céleste intenable
S’étire et s’enfuit de ci de là
14/02/09
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Un fort joli pamphlet, à faire
circuler...
Le Président et le Ministre
LE PRESIDENT
Entrez-donc mon ami et venez prendre place,
Afin de me conter ce qui
vous embarrasse.
La réforme est lancée,
elle avance à grands pas,
Mais je vois bien qu'à
tous celle-ci ne plait pas.
Aussi voudrais-je
entendre de votre propre bouche
Pourquoi les enseignants prennent ainsi la mouche.
LE MINISTRE
Mon bienfaiteur et Prince ne vous alarmez point,
Voyez comme en ces temps
je sais rester serein.
J'ai fait ce qu'il fallait et fait preuve d'audace.
LE PRESIDENT
Allez contez moi donc je ne tiens plus en place.
LE MINISTRE
J'ai d'abord pour vous plaire modifié les programmes
Pour faire des élèves des
besogneux sans âme.
Ils se feront gaver du
matin jusqu'au soir
Et n'auront plus de sens
à donner au savoir.
Voilà qui nous fera des
citoyens dociles,
Qui ne s'attacheront qu'à des choses futiles.
LE PRESIDENT
Fort bien, les programmes sont un bel artifice,
Pour manœuvrer les gens non sans quelque malice.
Voyez ce que je fis pour prendre le pouvoir,
Promettant des réformes,
n'en disant que très peu,
Pour qu'une fois reçu
l'aval des isoloirs,
Je puisse me sentir libre
et faire ce que je veux.
Mais veuillez donc
poursuivre votre plan de disgrâce,
Car je veux tout savoir.
LE MINISTRE
Voilà ce qui se passe :
Je commence par rayer en trois ans les RASED
Et pour tromper les gens
sur le maintien de l'aide
Je laisse aux enseignants
l'entière liberté
De s'occuper tous seuls
de la difficulté.
Ils auront pour cela
comme unique bagage
La chance de pouvoir
faire quelques journées de stage.
J'ai enlevé deux heures
d'école par semaine
Mais évidemment pas pour
ceux qui mal apprennent.
On dit la journée de trop
longue durée
Qu'il faudrait réformer
notre calendrier
Et moi je vous dis qu'il
en faut d'avantage
Et qu'il faut les forcer même jusqu'au gavage.
LE PRESIDENT
C 'est à n'en point douter une idée fort plaisante,
Le mérite sera la seule valeur payante.
LE MINISTRE
Pour ceux qui veulent apprendre de maître le métier
Je les envoie le faire à
l'université.
Voyez l'inanité d'une
bonne formation
Nous qui n'avons besoin
que d'agents et de pions !
Cela vous plait-il ?
LE PRESIDENT
Assurément je pense,
Mon humeur est ravie et elle est d'importance
Car c'est elle qui règle
le cours de mes pensées
Qui font toujours écho à
l'actualité.
Mon caprice me met dans
des emportements,
J'ai des mots qui ne sont
plus ceux d'un Président,
Je flatte ce qu'il faut
des instincts les plus bas,
Parle plus en mon nom
qu'en tant que chef d'état,
Sur toutes mes idées je
veux qu'on légifère
Et ne supporte pas qu'on
m'empêche de le faire.
Des médias je me sers et
grâce à mon emprise
Ils me suivent au mieux
dans toutes mes entreprises,
Enfin, si j'utilise les
services de la presse
C'est parce qu'aux yeux
de tous il faut que je paraisse.
Mais contez-moi encore votre train de mesures.
LE MINISTRE
De l'école en danger j'augmente la fêlure :
Il existe des classes que
l'Europe nous envie
Accueillant les plus
jeunes des enfants du pays.
Il serait opportun de les
faire disparaître
Pour affecter ailleurs ce
réservoir de maîtres
Qui ne font de leur temps
que des couches changer
Et ne connaissent point
les joies de la dictée.
Des enseignants en moins
réduiraient nos dépenses
Et il n'y aurait plus de
maternelles en France !
Afin de remplacer les
absences des maîtres
Avec tous ceux qui
veulent, une agence va naître.
Si celui qui remplace se
trouve être plombier,
La chaudière de l'école
il pourra réparer,
S'il est mécanicien et
connait son affaire
Les voitures des
collègues il pourra bien refaire,
Et si par de la chance il
se trouve enseignant
Il pourra prendre en charge d'une classe les enfants !
LE PRESIDENT
Je reconnais bien là votre astuce admirable
Et votre esprit retors
qui ne se sent coupable !
Cette école qui veut
faire des citoyens
Il faut qu'à l'avenir
elle n'en fasse rien !
Œuvrez donc mon ami, la
tâche n'est pas mince
Car c'est l'éducation qui menace les Princes !!!! |
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