Samedi 7 mai 2011 6 07 /05 /Mai /2011 09:21

Princesse ammoniaque


Ma princesse ammoniaque change de couleur


A la noirceur des nuits saturées d’étincelles


Au rouge brûlant jusqu’au sang de ses prunelles


Miroitant et se jouant de la splendeur des fleurs

 

 

 

 

Ma princesse embrassée au parfum démoniaque


Garde à l’approche de ses cheveux les senteurs


Aussi dangereuses que gorgées de splendeurs


Envoûtée et asservie ma volonté craque

 

 

 

Ce vertige enivré tout au long des caresses


De son cou, de son dos, au doux creux de ses hanches


Dévoile ici encore l’odeur de ses tresses

 

 

 

 

Perdu dans sa chevelure et ses profondeurs


Mon coeur s’affole, s’épuise, danse et s’épanche


De cette acre, entêtante et sublime vapeur

 

 


 

06/05/11

Par Florent Gaillard - Publié dans : Poèmes
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Jeudi 6 janvier 2011 4 06 /01 /Jan /2011 21:56

 

Les animaux de la mare

 

Il était une fois, quatre animaux qui vivaient dans une mare. Un jour, après une dispute, ils décidèrent de nommer un chef pour savoir qui obéirait à qui. Il y eut plusieurs épreuves.

Bobo le crapaud était le plus grand, le plus gros et le plus gras des animaux. Il était aussi le plus bête. Comme il fut le premier à perdre, il devait obéir aux trois autres animaux.

Pestouille la grenouille était plus petite et avait mauvais caractère, mais comme elle était un peu plus maligne, elle fut en troisième position.

Crédule la libellule était la plus fragile, mais aussi la plus habile. Elle eut droit à la deuxième place dans la hiérarchie de la mare, n'obéissant ainsi qu'au dernier animal de leur compagnie.

Le quatrième larron qui prit ainsi le pouvoir autour de la mare était Fidji le génie. C'était un animal légendaire, presque aussi grand que Bobo le crapaud mais tout fin et tout transparent. Avec ses petits doigts palmés, il faisait plein de gestes autoritaires pour se faire obéir. Mais comme il avait réussi toutes les épreuves, il fut le chef incontesté des animaux de la mare.

Depuis ce jour, Fidji voulait qu'on le porte quand ils se déplaçaient. Comme il était aussi fin qu'un brin d'herbe, même Crédule pouvait le porter. Mais comme c'était fatiguant, elle demanda à Pestouille de la porter à son tour. Et comme Pestouille était elle aussi fatiguée de porter deux animaux, elle demanda à Bobo de la porter et d'être ainsi le seul animal à rester tout en bas.

Fidji décida alors d'aller se baigner dans la mare. Il n'eut aucun effort à faire puisque Crédule déploya ses ailes pour guider Pestouille qui tapa du pied sur Bobo pour tous les faire avancer. Mais une fois dans l'eau, Pestouille eut les pattes collantes à cause de la boue. En effet, Bobo était maladroit et déplaçait toute la vase de la mare à chaque fois qu'il allait se baigner. Si bien que Pestouille ne pouvait plus taper du pied pour donner des ordres à Bobo qui en plus d'être gros et gras, était sourd.

Ne comprenant pas pourquoi ils n'avançaient plus, Fidji demanda à Crédule qui demanda à Pestouille la raison de leur immobilité. Pestouille, dans sa colère, dit que c'était de la faute de Bobo le crapaud. Fidji dit alors : très bien, puisque tu n'es pas contente de ta place, tu peux descendre du dos de Bobo.

Pestouille jeta un regard noir à Bobo et descendit. Mais elle se retrouva alors entièrement dans l'eau. Comme elle devait toujours porter Crédule qui portait Fidji, elle ne pouvait plus sortir de l'eau. Les quatre animaux restèrent ainsi toute la fin d'après-midi. Les trois animaux restés hors de l'eau purent discuter tranquillement, même si Bobo le crapaud qui était sourd ne comprenait pas grand chose à la conversation. Pestouille la grenouille dut rester sous l'eau jusqu'à la nuit tombante, n'entendant rien de ce que disaient Crédule la libellule et Fidji le génie.

 

Par Florent Gaillard - Publié dans : Il était une fois...
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Dimanche 15 août 2010 7 15 /08 /Août /2010 15:58

Histoire de bien vous prendre la tête, autant en cherchant la réponse qu'en défendant votre point de vue, voici un test "psycho" où j'aimerai avoir votre avis :

 

Pour faire ce test, vous devez donner votre opinion sincère concernant la moralité et l’honnêteté des 4 personnages de notre histoire dans la forêt de Sherwood. Oubliez vos idées préconçues concernant ces personnages : cette histoire est différente de tous les autres récits de Robin des Bois !

 

L’histoire :" Le Sheriff de Nottingham capture Robin des Bois et Petit-Jean et les emprisonne dans un donjon sous haute surveillance. Plaidant son amour pour Robin, Lady Marianne supplie le Sheriff de les relâcher. Le Sheriff accepte à la condition que Lady Marianne passe une nuit avec lui, ce que Lady Marianne accepte.

 

Le matin suivant, le Sheriff libère ses prisonniers. Dès sa sortie, Robin demande à Lady Marianne comment elle a pu persuader le Sheriff de les relâcher. Lady Marianne confesse la vérité et est interloquée quand Robin l’insulte, la traite de trainée et lui fait savoir qu’il ne veut plus jamais la revoir.

 

Entendant cela, Petit-Jean prend la défense de Marianne et propose à cette dernière de quitter avec lui la forêt de Sherwod, lui promettant de lui être dévoué jusqu’à la fin de ses jours. Elle accepte et ils s’enfuient. "

 

Maintenant, selon une échelle de valeur realiste et actuelle, classez les 4 personnages de cette histoire (Robin des Bois, Lady Marianne, Petit-Jean et le Sheriff) en fonction de leur degré de moralité et d’honnêteté (du plus estimable au moins estimable). Soyez vous-mêmes, il n’y a pas de " bonne " réponse.

Par Florent Gaillard
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Mardi 10 août 2010 2 10 /08 /Août /2010 12:24

Photo-81.jpg

 

 

Je me réveille et tu n'es pas là

En silence la vie recommence

Trouvant à chaque pas ton absence

Et monotone s'endort sans toi


 

Tu me manques dès l'aube naissante

Captif de ce terrible engrenage

Sous la sécheresse sous l'orage

A l'agonie des lueurs couchantes

 

 

Avec lenteur se lassent les jours

Le même revient encore me nuire

Sans être celui de ton retour

 

 

Ta voix d'ange comme un souvenir

Les yeux fermés résonne et m'entoure

Et au réveil me force à sourire

 

 

 

 

été 2010

Par Florent Gaillard - Publié dans : Poèmes
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Vendredi 25 juin 2010 5 25 /06 /Juin /2010 16:34

Dans le cadre du boulot que j’ai pu trouver en terre natale, loin de toute littérature et à l’ombre du Grand Capitalisme, je sers officiellement de bouche-trou dans le planning des vacances des employés en CDI. Bon, ils appellent ça “employé polyvalent” pour que ça fasse plus joli et moins esclavagiste. Enfin, je vais pas non plus me plaindre, ça me permettra de ne pas souffrir de monotonie pendant ces quelques mois au service de la Grande Distribution qui vous dit quoi, quand et comment consommer.

C’est donc par cette formidable expérience oh combien enrichissante que je me suis retrouvé sur un rayon jusque-là totalement inconnu : le surgelé. J’avais déjà fait quelques embardées dans un frigo à -25° en Boulangerie, où on apprend que le bon pain frais du matin en supermarché était encore la veille à l’état de pâte blanchâtre congelée et qu’elle a lentement suintée toute la journée en étuve pour devenir ce croustillant doré qui fane et s’étiole quelques heures à peine après cuisson.

De belles paroles bien positives, n’est-ce pas ? C’est pourtant un rayon qui me plaît pas mal, où l’on est tranquille loin des regards et du passage des collègues, un petit coin de calme dans la fureur des réserves. Et donc, pour reprendre le fil du récit, j’ai été attribué pour une semaine dans un frigo à -25° à trier des cartons cassants, des pacs de sorbets qui s’empressent de vous congeler la main pour l’avaler à travers l’amas de glace formé. Je peux vous assurer qu’avec la chaleur qui nous était tombé dessus comme une chape de plomb, le choc thermique de la banquise soufflée dans ce frigo ça vous calme direct !

Depuis, j’ai recommencé à envahir la réserve du magasin de palette d’eau et de liquide en tout genre, à lutter pour mettre bouteilles et pacs, en espérant un avenir meilleur où Coca n’aurait pas le monopole de nos yeux ^^ 

Par Florent Gaillard - Publié dans : Exil
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Lundi 5 avril 2010 1 05 /04 /Avr /2010 14:32

M-2

Juin se rapproche et l'incertitude continue. L'édition semble toujours aussi bouchée comme avenir, et mes autres pistes ne me semblent pas plus prometteuses. Je me suis inscrit au concours ++ des bibliothèques, celui déjà quasi irréalisable pour les pros. Imaginez : 600 inscrits, 24 admis à l'oral, 12 lauréats... L'avantage c'est qu'il se passe sur Lyon et offre une première approche de notre "nouvelle vie" là-bas. Et surtout cela me permettrait de mieux percevoir le travail à fournir en cas de récidive l'année prochaine. Du coup, je me perds un peu dans les révisions écourtées de latin où il faudrait que je donne un sacré coup de collier, et à toutes ces notions de bibliothéconomie qui me seraient fatales si je n'y connais rien (mais ça m'a l'air un peu surfait comme enseignement, vu de l'extérieur. Une fois qu'on a vu les bases de la circulation du livre, y reste quoi d'autre ?).


En attendant j'essaye de me renseigner et de m'inscrire à des Master 2 (histoire de ne pas perdre plus qu'une année de plus sur les bancs inutiles des facs), en Bibliothèque ou en Enseignement. Mais la seule perspective de refaire des Mémoires stériles pour le plaisir de profs ingrats, ce n'est guère réjouissant. Tout le monde en bave tellement cette année, et j'ai déjà tellement donné, que cette réorientation ne se fera pas sans quelque souffrance. Mais en même temps, ce sont deux univers qui me conviendrait tout autant que le mercantilisme insupportable et inavoué de l'édition. En fait, le pire dans tout ça c'est de ne pas savoir sur quel pied danser, et d'hésiter tout le temps, à craindre de faire sans cesse le mauvais choix, alors que le plus mauvais de ces choix est justement de n'en faire aucun.


Mais à côté de ça j'essaye toujours un peu d'écrire. L'année a bien démarré, notamment grâce au Marathon DesLyres. J'espère retrouver des auteurs motivés au sortir de cette période crise pour me laisser dans de nouveau projet. Et qui sait, peut-être faire ressusciter physiquement l'association sur Lyon ! ? Sinon, pour les trois mois passés :


Janvier : +38 500 signes et fin de la nouvelle Contrôle ! Halleluïa ! Le final n'est pas du tout ce que j'avais prévu. Ce ne devait être qu'une petite ouverture du monde des Techs et finalement j'ai avalé tellement d'idées entre temps qu'il fallait bien les faire resurgir.

Ainsi que 64 500 signes pour Ozymandias, la nouvelle écrite pour le Marathon VI.


Février : +31 500 signes et fin de la nouvelle Ozymandias. Toujours avec un peu de retard, mais je suis fier de ce qui reste à mon coeur un petit bijou. L'idée est sortie aussi vite sur le papier qu'elle est apparue dans ma tête. D'habitude les idées fermentent des mois, voir des années. Cette fois, c'est du tout frais.


Mars : + 5000 signes pour De l'autre côté du rail, la nouvelle écrite pour le Marathon précédent sur le thème "Océan". J'essaye doucement de m'y remettre, mais j'ai l'impression de craindre sans cesse de rajouter une ligne qui ne serait pas à la hauteur. J'adore ce que j'ai déjà écrit et j'ai peur de ne pas retrouver la même impulsion qu'au départ. On verra bien ce que ça donnera.


Une baisse significative ces derniers temps alors que j'étais bien parti ! La faute peut-être au climat qui pèse un peu sur tout le monde, le départ qui approche, les décisions qui tardent... Trop de chamboulements et de stress pour tout le monde, et le petit Flo se noie dans tout ça. Bon, c'est pas tout, mais j'ai un texte de latin qui ne va pas se traduire tout seul. Rosa, Rosa, Rosam...

Par Florent Gaillard - Publié dans : Exil
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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /Mars /2010 21:24

Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites, Marc Levy

J'avais déjà lu Sept Jours pour une éternité du même auteur qui m'avait semblé très (trop) léger, dans le scénario, la façon d'amener l'action, les actions invraisemblables des prétendus ange et démon... En revanche, j'ai vraiment apprécié les films tirés des autres livres (Et si c'était vrai... et Mes amis, mes amours). De plus, le livre m'a été chaleureusement conseillé par ma charmante fiancée, impossible de refuser de le lire ^^ Et après avoir lu quelques gros livres bien compliqués et éreintant, un peu de fraîcheur ne faisait pas de mal.

Du coup, j'ai bien apprécié la légèreté d'écriture de l'auteur et la philosophie/psychologie des personnages, ce qui manquait à 7 jours. Chaque protagoniste apporte quelque chose à l'histoire et offre de belles scènes, fortes en émotions (c'est après tout le fort de Marc Levy). Le principe est simple : à la mort de son père, l'héroïne est confrontée à un réplique androïde du défunt, créé dans le but de rattraper l'immense vide qui séparait leur deux vies. Les rebondissements qui en découlent sont bien pensés, et on se laisse emporter par le récit agréable et plein de surprise. Je regrette d'avoir deviner la clef de l'histoire beaucoup trop tôt, ce qui m'a coupé le suspens à la fin. Et  l'épilogue de fin reste un peu abrupt, mais j'ai l'impression que ça aussi fait partie de la marque de fabrique de l'auteur.


Le Liseur, Bernhard Schlink

Le film adapté, The Reader était déjà un chef-d'oeuvre, sans aucun doute le meilleur film 2009. Pour la petite anecdote, dans le livre le personnage principal cite le film La Liste de Schindler dont l'un des interprètes est Ralh Fiennes qui n'est autre... que l'acteur principal de The Reader !

Le livre est à la hauteur du film, dans une sensibilité différente. Le film apporte un cadre plus poussé sur la morale, la loi et la force d'interprétation des acteurs. En revanche le livre possède une force littéraire incroyable. C'est probablement l'un des auteurs les plus fins en matière de psychologie des personnages, de cohérence de l'histoire et surtout d'une fluidité de lecture impressionnante. Le style est à classer parmi les plus grands (Dostoïevsky et Flaubert) et je tombe à genoux face à cette plume limpide. La traduction de l'allemand est tout simplement merveilleuse.

C'est donc un coup de coeur sur tous les points, un roman qui se lit d'une traite et une histoire bouleversante. A lire et à relire, j'en ai retiré énormément, tant du point de vue littéraire qu'en réflexion sur moi-même et nombre d'interrogations et de sensations floues qu'il décrypte avec justesse en à peine quelques lignes, comme si le génie lui coulait des doigts.


Comment améliorer les oeuvres ratées, Pierre Bayard

Ce livre m'avait été conseillé par Loïc LeBorgne (auteur du Sang des lions) avec qui on avait pu discuter de créations littéraires et surtout des manuscrits jamais publiés.

N'essayez même pas de le lire, c'est chiant, mortellement chiant. Non, vraiment, le style est laborieux et il n'y a pratiquement rien à en retirer. Ce n'est qu'un exercice universitaire stérile et faussement irrévérencieux. Tous les exemples qu'il prend comme "raté" ne sont que des oeuvres de grands écrivains qui souffrent du même symptôme (jamais cité par Pierre Bayard) : une prétention monstrueuse. Que ce soit Voltaire, Montaigne, Corneille ou Hugo, à chaque fois le problème vient de l'envie de faire "une épopée mieux qu'Homère" ou "faire un livre sur Dieu sans jamais le citer". Bref, à part dire que ce livre est lui-même une oeuvre pleine de prétention pour un résultat zéro, rien à en retirer.

P.S : et en ayant lu Fort comme la mort de Maupassant, je m'insurge de le trouver dans la même liste que les oeuvres vraiment ratées de Rousseau et compagnie.


Comment parler des livres que l'on a pas lu, Pierre Bayard

Pourtant du même auteur que le livre précédent, le traitement du sujet est totalement inversé. Conseillé par tout un tas de personne de confiance, l'ouvrage traite de toutes les façons dont on peut utiliser des informations extérieures à un livre pour en parler. Riche non seulement des analyses pertinentes de l'auteur, le livre offre de plus tout un horizon littéraire pris en exemple, du Nom de la Rose d'Umberto Eco au Troisième homme de Graham Greene. Plein de bonnes choses à lire et à s'inspirer.


Quand le danger rôde, La Communauté du Sud, Charlaine Harris

Premier tome de la série désormais culte et adaptée pour la télévision sous le titre True Blood. Les deux premières saisons de la série sont géniales, trash et bien gore, très innovante dans une période où les vampires sont un peu utilisés à tort et à travers. Face à des concurrents qui jouent sur le romantisme légèrement sombre dans The Vampire Diaries, voire un peu concon dans Twilight, là c'est du vrai mythe vampirique, avec force sang, sexe et violence.

En lisant le premier tome, je me suis rendu compte de la qualité de la série télévisée. Car si le livre se lit très facilement, avec une action dynamique ne laissant aucune pause (même pour pleurer les morts), la série télévisée a su utiliser des personnages mineurs (deux lignes dans tous le livre) dans des intrigues majeures en les faisant jouer par des acteurs exceptionnels qui les rendent désormais indispensables à la série. Et surtout, les livres insistent beaucoup moins sur le gore, le sang, le sexe et la violence, qui viennent porter la série télévisée à une qualité inégalée.

Si bien que dans la série télévisée les deux héros (Sookie la serveuse et Bill le Vampire) deviennent fadasses alors que les livres laissent la part belle à leur histoire, insistant un peu plus sur la hiérarchie des vampires et quelques points généalogiques entre les personnages.

Twilight pour les grands et sans les erreurs de traduction (ou d'écriture...).

Par Florent Gaillard - Publié dans : Des Films et des livres
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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 09:44

Comme je ne parle pas assez de ma charmante fiancée sur ce blog, je voudrais présenter certaines faces cachées. Beaucoup connaisse, surtout à Angers, ses pré-requis au surnaturel, ne serait-ce que par ses surnoms de "Sainte-Eulalie" ou sa place dans la hiérarchie des chevaliers de la table ronde qui se confond avec l'entité divine.


Tout d'abord étudions justement les phénomènes qui viennent soutenir la thèse angevine de sa sainteté. Nous pouvons constater un premier rapport à la lumière, et une tendance à calquer son humeur sur celle du climat. Je vous laisse vous remémorer son état morose en temps d'hiver ou de pluie, et de les comparer à la joie et à l'énergie qu'elle est capable de communiquer par grand soleil. C'est assez parlant.


Mais pour les plus sceptiques, imaginez à présent une cage d'escalier. Celle de notre appartement à la Chalouère. Quelques marches en virage et hop, nous voici au seuil de notre chez nous. Rien de bien difficile, que ce soit en journée ou en soirée. Et on pourrait imaginer qu'en deux ans, elle puisse les connaître par coeur et n'ait plus besoin de lumière pour se guider. Hors, lorsqu'elle arrive dans l'escalier, la lumière sera toujours allumer. Par ambiance nocturne ou en plein jour, sa petite main innocente ne peut s'empêcher d'appuyer sur le malheureux interrupteur. En montant, ou en descendant, aucune commutateur n'y échappe !


"Lumière !" 


Réflexe qu'elle a autant en arrivant dans l'escalier qu'en le quittant ! Que dire alors de son sourire innocent lorsque sa main se retire de l'interrupteur, avant de s'enfuir, laissant la pauvre lumière éclairer derrière elle une cage d'escalier vide...


Inversement, voici une présomption bien plus inquiétante et inverse à la précédente : celle de la zombification. Non, non, vous avez bien entendu. Une seule image pour vous convaincre : le réveil. Et les deux heures qui suivent, où à moins de vouloir être reçu à coup de "Grumph" et de "Nhien ?", mieux vaut la laisser déambuler jusqu'à la fac sans rien dire, lui laissant le temps de s'adapter à l'air extérieur.


Vous avez besoin d'une autre preuve ? Son besoin de chair fraîche, de déchiqueter un steak, de faire sa fête à un rôti, d'engloutir une pierrade, d'achever une bourguignone encore sanguinolente... Plus la viande saigne, meilleure elle est là. Si c'était vivant, ça ne ferait aucune différence. Effrayant, non ? Le plus frappant c'est qu'une fois en manque d'un bon pavé sanglant, elle se met à trembler, à devenir toute pâle, n'ayant plus qu'une envie : mordre ! (Et devinez quelle main est sacrifiée pour offrir un palliatif ? Ben oui, la mienne...)


Encore une dernière preuve accablante ? En plus de ses fameuses répliques éloquentes, du genre "Oooooarff", ou "on s'ennuie comme un rat mort", qui survienne régulièrement au cours de la journée, la nuit, en plein sommeil, ça continue... Et quand on est pas prévenu, en pleine période de partiel, et qu'on entend un soudain :


"Oh non, pas Peau de chagrin... ça va, c'est bon, c'est fini... Je vais pas encore..."


... Oui, ça fait peur, hein ! Et je ne parle pas des fois lorsque c'est à peine audible, du genre : "Capcadapcadapcadap".


Je crois que j'ai fait le tour de la question, et vu que je serais le seul à récupérer les foudres de la-dite dulcinée, je vais chercher une bonne cachette !


Bonne Saint-Valentin pour les amoureux, et bonne Saint-Concon pour les jaloux !

Par Florent Gaillard - Publié dans : Exil
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /Fév /2010 17:33
Cela fait longtemps que je voulais retracer mes dernières lectures (maintenant que je peux lire ce que je veux, quand je veux, avec une totale liberté !). Comme ça, si vous avez envie de partager les vôtres ou piquer des idées pour lire, l'idée est lancée ^^ J'essayerais régulièrement d'en poster sur le blog.

Les Horizons perdus de James Hilton
C'est un livre que j'ai particulièrement aimé. Je l'ai commencé le jour de ma Soutenance à Paris car cette histoire me démangeait (le mythe de Shangri-La a été réutilisé dans de récents dessins animés japonais).
L'accroche est très simple : quatre rescapés d'un crash aérien (dans les années d'entre deux guerres) sont recueillis dans une lamaserie appelée Shangri-La où les moines semblent bénéficier d'une culture et d'une supposée jeunesse troublante.
Le roman n'est pas très long et le style très anglais se lit avec plaisir. Ce n'est pas un roman d'action mais plus d'ambiance et de réflexion. Le contexte du départ (la fuite d'un Moyen-Orient en guerre) n'est pas sans rappeler un contexte moderne et certaines prévisions, pour un livre écrit si tôt, sont incroyablement futuristes.
Un vrai coup de coeur que je relirais sûrement un jour.

Survivant de Chuck Palahniuk 
L'auteur a aussi écrit le mythique Fight Club qui reste l'un des meilleurs films que j'ai vu à Chambéry. Du coup, j'attendais beaucoup en terme de subversivité, de culot et de réflexion.
Et bien c'est complètement raté. L'accroche : le seul survivant d'une secte suicidaire tente de survivre comme on le lui a appris, en servant et en obéissant aux règles strictes d'une vie austère, dans un monde où les limites morales de la société volent en éclat.
Le principal intérêt du livre c'est que les numéros de pages sont écrits à l'envers (la dernière page était la page 0), comme un compte-à-rebours. Car dès le premier chapitre, le héros annonce qu'il a pris un avion en otage dont il est le seul occupant, et qu'il va s'écraser.
Passé cette ouverture géniale, le reste est très lent, très répétitif, pleins de listes de détails qui finissent par noyer tout le propos. Même si on retrouve des thèmes qui ont marché dans Fight Club, ici rien n'est convainquant. L'auteur en fait trop, préférant son petit délire personnel à la qualité de son livre.
Donc, à ne pas lire pour éviter les migraines.

La Part du feu et  Fracas d'écume de Françoise Ascal
C'est une auteur qui a animé un atelier d'écriture à la maison de quartier de St-Serge où, une fois tous les 3 mois un auteur est invité. J'y suis allé et je voulais connaître un peu son oeuvre avant.
Il s'agit de poésie, assez personnelle et emphasique.
Le premier recueil ne m'a pas plu, parlant de l'expérience de l'auteur en hôpital pour enfant, où elle parle de douleur, qu'elle soit la sienne ou celle des patients. C'est un journal qui ne donne pas grand chose d'autre que des impressions écrites avec des phrases alambiquées. Pas très intéressant ou concluant.
En revanche, le second se construit comme une histoire, très rapide puisque écrite en poésie, mais qui garde quelques moments touchants. Je ne me souviens plus de l'histoire, mais j'en garde quelques coup de coeur.

Battle Royale de Koushun Takami
Il s'agit du livre à l'origine du film et du manga. J'avais adoré le film, mythique lui aussi, à la même période que Fight Club. Extrêmement subversif, l'accroche est aussi simple que cruelle : chaque année, dans chaque région de l'empire d'Extrême Orient (un régime fasciste, anciennement le Japon) une classe est choisie pour participer à une battle royale. Sur une île désertée, les règles sont simples : les élèves doivent s'entre-tuer. Il ne doit rester qu'un seul survivant pour qu'il puisse être déclaré vainqueur.
Le film était violent, mais beaucoup moins que les films "modernes" et sans faire étalage d'horreur. Le but étant vraiment de faire réfléchir le spectateur. Le livre est à son image, encore plus poussé dans les détails et la psychologie de chaque personnage (et il y en a beaucoup !).
Une véritable oeuvre marquante, aussi réfléchie que poussant à la réflexion.

Le Sang des lions de Loic Le Borgne
Je savais que l'auteur se présenterait en bibliothèque, à l'occasion du prix littéraire ado d'Angers.
J'ai donc lu son livre en moins de deux jours.
L'accroche : Dans un futur proche, l'Afrique s'est enrichie et a su prévoir les catastrophes climatiques qui ont ravagé l'Europe. L'exode pour survivre s'est inversé et les blancs se font refouler au nord de la Méditérannée, rêvant du paradis africain. Là-bas règnent les "Magic Eden" de grands espaces de safari sans danger où les animaux, même les plus carnivores, sont réduits à un état végétatif. L'histoire retrace l'envers du décor, où les sans-papiers blancs prisonniers sont utilisés comme main d'oeuvre et où la nature tente de reprendre ses droits.
Offrant deux réflexions futuristes, l'une sur le changement climatique, l'autre sur une Afrique vainement apprivoisée, le livre est bien écrit, très touchant. Même si l'histoire s'adresse d'abord aux ados (15-20 ans d'après le directeur de collection), je me suis complètement retrouvé dedans. Et l'auteur, que j'ai donc pu rencontrer, mérite d'être encouragé pour une telle trouvaille.
A conseiller, surtout pour les grands enfants.

La Porte des mondes de Robert Silverberg
En parallèle du marathon DesLyres qui avait pour thème "Uchronie", on m'avait conseillé ce livre.
L'accroche était prometteuse : avant les conquêtes coloniales, la peste noire a ravagé plus des 3/4 de l'Europe. Historiquement parlant, les européens n'ont pas pu envahir l'Amérique du Sud et l'Afrique qui se sont développées et sont devenus de grandes puissances mondiales. L'histoire retrace les vagabondages d'un anglais maladroit aux pays des Aztèques et des Indiens, dans un monde où il recherche gloire et fortune.
Si l'idée de départ est richissime, le style est très vieillot, faisant penser aux contes philosophiques tel Candide de Voltaire, mêlant l'action à l'absurde. Cela devient très éprouvant à suivre, d'autant que le voyage n'a pas de réel but et que le héros ne fait que subir les aléas de son chemin. A mon sens, c'est un scénario trop "facile" où l'auteur ne s'intéresse pas aux vrais détails qui auraient donner du sens à un monde pourtant prometteur. On a peu de chose à se mettre sous la dent.
Je ne le conseillerais donc pas, l'histoire n'ayant pas d'intérêt, mais l'idée de départ m'a fait beaucoup réfléchir (ne serait-ce que pour la nouvelle écrite pour le Marathon DesLyres).

Seul dans la solitude de Keats 
De la poésie anglaise, XIXè siècle. J'ai essayé de retrouver la fibre que j'adore dans cette poésie de langue différente et que j'avais découverte au lycée dans les chansons de Leonard Cohen.
C'est joli, mais pas très communicatif. Trop contemplatif. Pourtant, on retrouve quelques élans poétiques et autres odes à la nature qui se sont retrouvés dans l'épopée du héros de Into the Wild. C'est le principal intérêt.
Mais la poésie ne se lit que si elle vous empoigne, si elle entre en écho avec vous. Du coup, ça ne se conseille pas, c'est à chacun de trouver ce qui lui plaît (si ça lui plaît).
Par Florent Gaillard - Publié dans : Des Films et des livres
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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /Jan /2010 12:29
Ouais, la bonne année ! Je ressuscite le temps de vous souhaiter à tous une bonne année si vous avez vraiment rien à faire et que vous êtes tombé sur ce blog pas loin de la ruine. Bon, en résolution hasardeuse, se serait cool qu'ici même moi j'y vienne plus souvent. Mais comprenez, étant en pleine période de révision d'Elodie (bah oui, faut bien que ça serve d'avoir un fiancé au chômage avec un bac +5 en Lettres Modernes pour réviser Victor Hugo et consorts...) et de recherche de boulot, c'est pas facile d'avoir des trucs à raconter ici.

Côté écriture, ça avance un "mini peu", comme dirait ma frangine.
Tout d'abord, rendez-vous sur le Marathon Deslyres où le thème du sixième opus est l'Uchronie. Vastes projets où je ne sais même pas moi-même vers quel mur je me dirige. Disons que c'est un mélange entre comics et manga, genre Watchmen (le titre de ma nouvelle est éloquente) et Sin City d'un côté, et Yu-Gi-Oh de l'autre. Si, si, j'ai réussi cette réunion à la Frankenstein pour donner naissance à une nouvelle schtarbée. Z'avez qu'à allez voir le résultat ^^

P'is pour le reste, sur les trois mois qui viennent de passer :
Octobre : + 49 000 signes pour la nouvelle
Contrôle (spin-off des Techs)

Novembre : + 2 000 signes pour la nouvelle
Contrôle (je sais, c'est pas beaucoup)
20 150 signes pour le chapitre 28 des Zombis sur l'Episodier DesLyres, en ligne

Décembre : + 29 000 signes pour la nouvelle
Contrôle (et je suis bientôt à la fin ! Luma va enfin pouvoir découvrir à quel point j'ai pu rendre glauque son univers...)

Une moyenne assez basse, mais toujours au-dessus de zéro, c'est ce qui compte ^^

Sinon, en espérant avoir un peu de temps pour me vider l'esprit et écrire, je suis toujours en rush pour chercher du boulot un peu partout. Si la situation reste critique, je crois que notre départ d'Angers avec Elo sera pour très bientôt. D'ailleurs, je crois que ce sera là notre meilleure résolution pour 2010 : retournez à Lyon pour si installer. Ainsi, ce sera plus facile de dégoter un job et pour Elo, ça la rapprochera de ses ami(e)s du lycée qui lui manque tant. Faut dire que la bonne ambiance lyonnaise, ça nous manque tous !

Evidemment, un départ ce n'est jamais facile, j'en sais quelque chose pour avoir dû abandonner Chambéry, Univerciné et DesLyres... et tous les chambériens au grand coeur. Si quitter Angers nous permettra de retrouver un peu de souffle, cela nous éloignera des quelques grandes âmes qu'on y a trouvées (et puis la famille dont j'ai pu agréablement profiter !)

Alors, pour vous tous qui nous manquez ou nous manquerez : bonne année à vous tous !
Par Florent Gaillard - Publié dans : Exil
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